Pour ou contre la légalisation du cannabis ?

Par Thierry Kin, chef de projet addictologie.

Introduction
Voilà un débat qui ne cesse de s’ouvrir et où, là-aussi (à l’instar de celui sur les Salles de Consommation à Moindres Risques – SCMR [1, 2]), les idéologies l’emportent trop souvent sur les considérations scientifiques, sociétales voire économiques. L’affrontement entre les partisans de la légalisation (ou toute forme approchante) et ceux du maintien voire du renforcement de la prohibition se résume souvent à des débats partisans, véritables dialogues de sourds où seuls les arguments en faveur de la position défendue sont martelés.

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Que sont nos médecins devenus ?

Par Jean-Pierre Camilleri, professeur des universités, directeur médical honoraire de l’Institut Curie et responsable du pôle santé du Club Jade. Publié dans le Monde.fr le 15 mars 2011.

Les médecins vieillissent et ne sont plus remplacés, les inégalités territoriales se creusent et les jeunes médecins abandonnent les zones rurales et les départements défavorisés. La répartition des médecins sur le territoire national est déconnectée des besoins de santé publique.

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Médicament : de quoi devons-nous avoir peur?

Par Jean-Pierre Camilleri, professeur des universités et directeur médical honoraire de l’Institut Curie. Publié dans le Cercle des Echos le 16 février 2011.

L’affaire du médiator® a mis en lumière nos défaillances en matière de sécurité sanitaire. Une réforme en profondeur s’impose. Mais il ne faudrait pas que l’ampleur médiatique et politique prise par cette affaire encourage la diffusion des jugements autant hâtifs que catastrophistes.

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Les gérontechnologies, une solution au problème de la dépendance des personnes âgées

Par Corinne Gastaldi, Responsable en communication, chargée du groupe Europe du Club Jade, et Sophie Hadine, Secrétaire générale adjointe du Club Jade.

« La vieillesse est impitoyable » disait Jean de la Fontaine dans l’une de ses fables, une sentence qui pousse à la réflexion lorsque l’on aborde la question de l’autonomie des personnes âgées et les données statistiques qui y sont associées. Selon l’INSEE, d’ici à 2050, la part des plus de 75 ans dans la population française pourrait en effet doubler, passant de 8 % à plus de 15 % (1).

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Supprimer les délégués médicaux ou voir plus loin ?

Par Thierry Legrand, cadre supérieur dans l’industrie pharmaceutique.

Depuis quelques semaines maintenant, la tempête médico-politico-médiatique fait des ravages, suite à ce qui restera probablement une affaire exemplaire dans sa capacité à faire poser les vraies questions sur la politique du médicament en France comme ailleurs. Le 16 janvier, Martin Hirsch proposait même la suppression des délégués médicaux, accusés d’être trop nombreux, d’influencer les prescripteurs et d’être responsables des dérives du système.

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Salles de Consommations à Moindre Risque : le combat impossible entre le vice et la vertu.

Par Thierry Kin, Chef de projet Addictologie.

Ou encore, de façon très caricaturale, entre les « réacs » (garants de l’ordre moral) et les libertaires (épris de liberté, y compris de consommer des substances illicites). Encore plus caricatural ? Combat entre la droite ultra-sécuritaire qui veut rayer de la carte la drogue (et les drogués) et la gauche hyper-laxiste (qui tend la main à toute la misère du monde).

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A-t-on besoin d’une loi de bioéthique ?

Par le Pr. Jean-Pierre Camilleri, ancien Directeur médical honoraire de l’Institut Curie. Publié dans le Cercle des Echos le 30 novembre 2010.

«Les Etats généraux de la bioéthique ont orchestré et mis en scène, à grands frais, un vaste débat public qui s’est voulu participatif. Différentes institutions ont été consultées, telles que le Comité consultatif national d’éthique, le Conseil d’Etat ou l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques. Et le résultat de tout cela ?»

On parle beaucoup de bioéthique. Médecins, biologistes, juristes, sociologues, politiques et religieux, s’en préoccupent. Mais de quoi parle-t-on ?

Au sens littéral du terme, forgé dans les années 1970

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La brevetabilité du vivant est-elle un obstacle à l’accès aux soins ?

Par le Pr. Jean-Pierre Camilleri, Directeur médical honoraire de l’Institut Curie

Les manipulations du vivant datent des civilisations primitives. Le pain, le vin, la bière, le fromage,... en relèvent. Mais c’est au cours de la deuxième moitié du XXème siècle, avec l’explosion de nos connaissances en génétique, qu’une nouvelle ère industrielle s’est ouverte et, avec elle, la question souvent débattue de la propriété industrielle. Les biotechnologies sont partout : dans les secteurs

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La décentralisation du système de santé, une mécanique de précision

Par le Professeur Jean-Pierre Camilleri, ancien directeur de l’Institut Curie, et Mehdi Benchoufi, Président du Club Jade. Publié dans les Echos le 30 juillet 2010.

Alors que le déficit de la branche maladie de notre système de protection sociale atteint les 20 milliards d’euros, les solutions que l’on propose relèvent toujours d’une trithérapie combinant à l’envi l’augmentation des prélèvements

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Les Affections de Longue Durée, l'enjeu majeur de l'Assurance Maladie

Par le Pr Jean-Pierre Camilleri, ancien directeur de l’Institut Curie 

Les affections de longue durée (ALD) correspondent ces dernières années aux deux-tiers de la croissance des dépenses d’Assurance Maladie. Pour les années qui viennent, il s’agit là d’un des enjeux les plus cruciaux pour nos finances sociales, dans la mesure où le vieillissement de la population ainsi que l’amélioration de la prise en charge en médicale vont augmenter considérablement le nombre de patients éligibles au dispositif ALD.

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Les salles de consommation de drogues, le point de vue de Fabien Robert, Maire Adjoint de Bordeaux

Par Fabien Robert, Maire adjoint de Bordeaux.

C’est le Gouvernement Chirac en 1987, sous la houlette de la Ministre de la Santé Michèle Barzach, et contre l’opinion publique, qui  a mis en place le premier programme de Réduction Des Risques (RDR) en autorisant et en finançant l’échange de seringues. C’est depuis un succès incontestable puisqu’il y a eu, par exemple, une très forte diminution des contaminations au VIH/sida

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